Tullins : une pépite à découvrir en Isère

Située entre Grenoble et Saint-Marcellin, Tullins est une commune méconnue, qui possède pourtant un patrimoine d’une richesse insoupçonnée, le tout au milieu d’un beau cadre naturel. 

Que voir à Tullins ?

1. La porte Saint-Quentin :

La porte Saint-Quentin marque l’entrée du centre-bourg de Tullins. Depuis la gare, empruntez l’avenue de la Gare jusqu’au croisement avec la rue Pierre Bérégovoy, puis poursuivez sur l’avenue principale. Vous trouverez environ 15 mètres plus loin le passage permettant de franchir la porte Saint-Quentin. Celle-ci faisait partie de l’enceinte de la ville qui a été construite entre le XIIIe et le XIVe siècle.

La porte Saint-Quentin

 

2. L’église Saint-Laurent-des-Près :

Après être rentrés dans le vieux bourg par la porte Saint-Quentin, prenez à gauche pour atteindre l’église Saint-Laurent-des-Près.

Les premières traces de cette église remontent au IXe siècle, elle a cependant ensuite été remaniée plusieurs fois au fil des siècles, notamment au XVe siècle. Cette église a toutefois conservé un exceptionnel clocher-porche datant du XIe siècle.

L’église Saint-Laurent-des-Près
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Passage dans le porche permettant d’accéder à l’entrée principale de l’église

 

À l’intérieur, l’église comporte de beaux vitraux datant du XIXe siècle.

Exemple de vitraux dans l’église

 

3. La rue de la halle :

En grimpant sur les hauteurs de la commune, vous pourrez découvrir la rue de la halle, qui était au Moyen Âge la principale rue de Tullins. Il subsiste encore aujourd’hui le long de cette rue de nombreuses demeures aux origines médiévales, bien que celles-ci aient été transformées aux XVIe et XVIIe siècles.

Il est notamment possible de voir une maison avec une large ouverture (aujourd’hui transformée en fenêtre) qui servait d’étale de commerce, permettant d’acheter ses courses depuis la rue.

Ouverture transformée en fenêtre qui servait d’étale au rez-de-chaussée

 

D’autres maisons aux origines médiévales sont également visibles dans cette rue.

La rue de la halle
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La rue comporte aussi de belles portes en bois datant du XVIIe siècle.

Belle porte en bois avec un encadrement en pierre comportant un linteau en accolade
Au style de porte en bois
Détail avec cœur forgé sur la porte

 

4. Le séchoir à noix :

Au bout de la rue de la halle, montez par la rue Clemenceau, vous trouverez un séchoir à noix typique de la région, qui date du XIXe siècle.

Grâce à sa construction ouverte sur plusieurs niveaux, ce séchoir permet d’étaler les noix sur plusieurs planchers en bois. Cette disposition favorise un séchage naturel par le vent des noix, tout en les protégeant de la pluie à l’aide d’un toit, ce qui évite leur pourrissement.

Le séchoir à noix

 

5. La chapelle du couvent Notre-Dame-des-Grâces :

Poursuivez votre chemin à l’Ouest du séchoir à noix, pour découvrir la chapelle du couvent Notre-Dame-des-Grâces. Construite en 1665, cette chapelle accolée à un couvent a connu la présence de deux communautés religieuses les Bernardines et les Ursulines.

La chapelle du couvent Notre-Dame-des-Grâces

 

6. Le belvédère :

Pour accéder au belvédère, prenez la Montée du château, passant à côté de la chapelle. Vous obtiendrez ainsi une belle vue sur le massif du Vercors.

Vue sur le massif du Vercors
Autre vue sur le massif du Vercors

 

7. Le château féodal :

Poursuivez la Montée du château, puis bifurquez Impasse de la Tour, cela vous mènera aux ruines de l’ancien château féodal, dont la tour et les murs restants datent du XIIe siècle. Cependant, tout n’est pas d’origine puisque les ouvertures et fenêtres ont été ajoutées au XVe ou au XVIe siècle.

Le château féodal

 

8. La fontaine du Paradis :

Le château étant situé dans une impasse, revenez ensuite en arrière et continuez votre chemin dans la Montée du Château pour découvrir la fontaine du Paradis.

La fontaine du Paradis

 

Aménagée dans les années 1960, cette fontaine est surmontée d’un dauphin chimérique en fonte de fer. Ce dauphin est une récupération qui provient de l’ancien pont de la Porte de France situé à l’entrée de Grenoble construit par Gustave Eiffel en 1892 et détruit en 1956, ce pont était orné de multiples dauphins de fonte, dont certains ont trouvé un second usage, comme celui-ci.

Le dauphin chimérique provenant du pont construit par Eiffel

 

9. L’hôtel-Dieu :

Redescendez ensuite dans le centre du village pour découvrir l’hôtel-Dieu. Construit en 1282, ce lieu servait à accueillir les malades et les pauvres de la commune, il fut reconstruit à deux reprises aux XIVe et XVe siècles et fut restauré dans les années 1960.

L’hôtel-Dieu

 

Vous pourrez voir sur le bâtiment situé à gauche la porte d’une chapelle, qui a été réduite de moitié aux alentours de 1920, car elle menaçait de s’effondrer.

La porte de la chapelle

 

Cette chapelle était autrefois très célèbre, puisque des miracles auraient eu lieu ici, à savoir des résurrections d’enfants morts-nés, comme en témoigne le panneau explicatif mis en place par la commune.

Le panneau explicatif

 

Vous pourrez ensuite voir sur l’hôtel-Dieu, une passerelle reliant deux bâtiments, l’apparence de cette passerelle est trompeuse, car bien qu’imitant le style médiéval, celle-ci a seulement été construite en 1960 !

La passerelle de l’hôtel-Dieu
Autre vue sur la passerelle

 

10. La porte de Fures :

Passez ensuite sous la passerelle de l’Hôtel-Dieu et poursuivez votre chemin tout droit, vous arriverez alors à la porte de Fures, dont les vestiges datent du Xe et XIe siècle.

La porte de Fures

 

11. Le Clos des Chartreux :

Poursuivez encore votre chemin, pour atteindre le Clos des Chartreux, un beau parc de 35 hectares, abritant une ancienne propriété ayant appartenu à l’ordre des Chartreux, lieu actuel de l’Hôtel de Ville.

Cette propriété fut construite au XIIIe siècle par les moines chartreux qui y sont restés jusqu’à la révolution (qui a entrainé leurs expulsions). En 1861, la propriété est achetée par Michel Perret, un industriel lyonnais qui va transformer la demeure, en villa au style italien.

La villa du Clos des Chartreux
Vue sur le massif du Vercors depuis le parc du Clos des Chartreux

 

 

Conclusion :

Tullins est une très belle commune, chargée d’histoire, à visiter sans hésiter. Pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur le site web de la commune qui propose un circuit du patrimoine.

 

Accès :

La commune de Tullins est rapidement accessible en train depuis Grenoble (20 minutes de trajet), Saint-Marcellin (13 minute) ou depuis Valence (50 minutes).

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